Vigile pour vigile.net
Vous connaissez Vigile? Votre réponse sera sûrement positive, mais pour ceux qui ne connaissent pas, c'est LA référence internet pour les souverainistes. Le site, entretenu et mis à jour par un seul homme (ou surhomme?) Bernard Frappier, présente une actualité quotidienne, du lundi au samedi, alimenté de toutes les sources journalistique, internet, télévisée et autres possibles. Il est régulièrement mis à jour et si une nouvelle de dernière minutes est disponible pendant la journée, il sera mis à jour une deuxième fois. Vigile, c'est le carrefour des indépendantiste sur le net : l'actualité qui y est présentée est celle se rapportant à la question nationale. En plus de présenter cette actualité à chaque jour, Vigile archive tout ce qui passe sur le site. C'est non seulement un site utile pour l'information, mais aussi pour la recherche.
Or, Vigile a récemment reçu une mise en demeure par La Presse et Le Devoir pour atteinte aux droits d'auteur. CEDROM-SNI, une compagnie d'archivage vous fait payer 2,50$ par article archivé que vous allez chercher. C'est cette compagnie qui détient les droits d'archivage pour La Presse et Le Devoir. Cette mise en demeure est la deuxième que le site reçoit. La première fois, en 1998, M. Frappier avait bien exposé les raisons qui le laissaient croire que Vigile respectait le droit d'auteur : le fairuse ou l'utilisation raisonnable. Ce concept répond au nouveaux enjeux sur le droit d'auteur à l'ère de l'internet. C'est une façon de laisser le droit de reproduire des articles sans exagérer et sans en tirer profit. M. Frappier avait donc suggéré au président de CEDROM-SNI de laisser un juge décider du litige. Le président n'a jamais donné suite.
Aujourd'hui il revient à la charge aidé du Devoir et de La Presse. Pourquoi les deux quotidiens montent-ils à la charge contre Vigile, alors que le site ne peut pas, logiquement, enlever beaucoup d'abonnements? Le site ne présente pas TOUS les articles des deux journaux, seulement ceux qui concernent un débat particulier.
Pour La Presse, c'est évident. Écraser un ennemi stratégique, écraser l'indépendance.
Mais pour ce qui est du Devoir? J'avoue ma déception. J'ai peut-être cru un moment que Le Devoir était un quotidien indépendant et indépendantiste, qu'il était pour la liberté d'expression et pour une circulation de l'information. J'ai été naïf.
M. Frappier a évidemment donné suite aux mises en demeures. Vous pouvez lire sa réponse ici.
J'encourage tout le monde pour qui la liberté d'expression est de mise dans une démocratie à faire parvenir son mécontentement à la fois au Devoir et à la Presse, comme l'a fait M. Philippe Trempe ici.


1 commentaires:
Vigile est comme un immense tableau d'affichage de coupures de presse dans un local électoral. Va-t-on interdir l'affichage des coupures de presse?
Laisser le soin aux journaux privés d'archiver leurs propres publications et d'en gérer les accès, c'est remettre la mémoire publique en leurs mains. Peut-on leur faire confiance pour gérer notre mémoire. Si Vigile existe, c'est bien parce que les journaux de GESCA et d'autres du Canada appliquent une censure biaisée des lettres qui leur sont envoyées. Le site de Vigile permet de commenter avec l'angle souverainiste les articles publiés un peu partout.
Centraliser la mémoire publique à la Bibliothèque et Archives Nationale du Québec, c'est risquer la censure étatique et l'inaccessibilité de l'information gouvernementale décriée par ... GESCA.
La culture du secret règne en maître | Actualités | Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/article/20070922/CPACTUALITES/709220459/-1/CPACTUALITES
Et puis, est-ce que la BANQ publierait les lettres refusées par les journaux?
Alors, il reste la solution des coupures de presse sur Internet telle qu'appliqué par Vigile. C'est l'autonomie de mémoire. La devise du Québec n'est plus "La Belle Province", mais "Je me souviens", depuis la Révolution Tranquille. Et l'autonomie de mémoire, la mémoire souveraine, si j'ose dire. est la base de notre identité collective, et donc le fondement du mouvement souverainiste.
J'encourage Vigile à persister, car c'est notre mémoire et notre droit d'expression qui est attaqué.
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